

Si tu as plusieurs partenaires sexuels, le risque d'avoir une IST (infection sexuellement transmissible) est plus élevé. Le dépistage permet de faire le point sur ta santé, même sans symptôme.
C'est simple, rapide et discret : prise de sang, analyse d'urine ou auto-prélèvements (gorge et anus) selon les IST.
Ce qui mérite ton attention
- Si ça brûle, ça pique, ça fait mal, ça coule, que tu as des boutons ou que tu es fatigué·e sans raison, ça peut être le signe que tu as une IST.
- Mais attention : beaucoup d'IST ne donnent aucun symptôme.
Ce que tu peux faire
- Tous les trois mois, teste-toi ! Tu peux te faire dépister gratuitement :
- dans tous les laboratoires sans ordonnance. C'est gratuit si tu as moins de 26 ans, ou si tu as l'AME ou la C2S. Sinon, c'est pris en charge par ta mutuelle,
- dans un CeGIDD à Paris ou en Seine-Saint-Denis
- dans un centre de santé sexuelle,
- dans un centre de santé LGBT+, comme le Checkpoint Paris ou le 190.
- Acceptess-T propose des tests de dépistage rapide gratuits à destination des personnes trans. D'autres associations proposent également ce type de dépistage à Paris ou en Seine-Saint-Denis.
- Ton médecin généraliste peut également te prescrire un bilan complet.
- Pense à prévenir tes partenaires de manière anonyme en cas de résultat positif pour qu'ils se fassent tester.
En plan chems, la PrEP est une option efficace pour te protéger du VIH.
Ce que tu peux faire
- Prendre un premier RDV. C'est facile ! Tu peux aller :
- dans les centres de santé LGBT+. Au Checkpoint Paris ou au 190.
- dans un CeGIDD (Centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic) ou un centre de santé sexuelle.
- chez un·e médecin généraliste, que ce soit pour commencer la PrEP ou pour être suivi·e. Pour être sûr·e de t'adresser à un·e médecin qui connaît bien le sujet, tape « PrEP » sur Doctolib et tu trouveras des professionnel·les informé·es.
- Le suivi est simple : un dépistage des IST tous les 3 mois et un entretien avec un·e professionnel·le de santé tous les 3 à 6 mois. Tu peux lui poser toutes les questions que tu veux, notamment pour savoir quelle manière de prendre la PrEP te convient le mieux. Pour simplifier ton suivi, n'hésite pas à recourir à la téléconsultation.
- Besoin de plus d'infos ? Consulte le guide PrEP réalisé par l'association Aides !
- En continu, en prenant un comprimé par jour
- À la demande : tu prends 2 comprimés au moins 2 heures avant le rapport sexuel non protégé puis 1 comprimé le lendemain à la même heure et 1 comprimé le jour suivant à la même heure.
- En injectable : une première injection réalisée par un·e professionnel·le de santé, suivie d'une deuxième un mois plus tard. Puis, une injection tous les 2 mois.
Tu as eu un rapport non protégé pendant ton plan chems ? Le TPE (traitement post exposition) te protège du VIH s'il est pris rapidement.
Ce qui mérite ton attention
- Tu as eu un rapport sans préservatif ou sans PrEP.
Ce que tu peux faire
- Prendre le TPE le plus tôt possible, dans les 48 heures après le rapport à risque.
- Pour avoir le TPE, rends toi :
- dans les centres de santé LGBT+ comme le Checkpoint Paris ou le 190.
- dans certains CeGIDD.
- aux urgences d'un hôpital, c'est ouvert 24h/24
- Pour avoir le TPE, rends toi :
- Dans tous les cas, tu es accompagné·e ! Une nouvelle visite médicale est prévue deux à trois jours plus tard. Le ou la médecin refait un point avec toi sur la situation et décide de modifier, d'arrêter ou de poursuivre le traitement pendant 30 jours.
- Ne reste pas seul·e avec tes doutes ! Si tu es inquiet·e après un rapport à risque, tu peux en parler avec un·e professionnel·le de santé qui sera là pour t'écouter et te guider. Tu peux également contacter Sida Info Service au 0800 840 800 (ligne d'écoute ouverte 7j/7, appel gratuit).
On peut le lécher, le caresser, le pénétrer : le plaisir anal fait partie de nombreuses pratiques, y compris durant tes plans chems. Mais la muqueuse anale est fine et fragile : virus, bactéries et IST peuvent plus facilement s'y transmettre en cas d'irritation ou de micro-lésions, même minuscules. Il est donc important que tu prennes soin de ta santé anale.
Ce qui mérite ton attention
- Si ça saigne, ça coule, ça gratte, ça fait mal, ou si tu as des boutons, ça peut être le signe d'une infection ou d'une blessure.
Ce que tu peux faire
- Utiliser du lubrifiant. Choisis-le à base d'eau ou de silicone pour ne pas faire craquer le préservatif.
- Avoir un régime alimentaire riche en fibres pour éviter les irritations et les blessures pendant les rapports.
- Si tu pratiques le fist-fucking, voici quelques conseils pour maximiser le plaisir tout en réduisant les risques :
- assure-toi que le fisteur a les ongles soigneusement coupés
- ce qui pénètre dans le cul d'un fisté reste exclusivement dans le sien
- lors d'une session collective de fist, chaque fisteur porte un gant
- une seule personne doit mettre ses doigts dans le pot de lubrifiant
- chaque fisté utilise son propre pot de crème lubrifiante pendant une session collective
- et surtout, prends ton temps, sois à l'écoute de ton corps et/ou de celui de ton partenaire. Et n'hésite pas avec le lub !
- Le bump/plug (prise de produits par le cul) peut provoquer des douleurs, des brûlures, favoriser la transmission d'IST et l'apparition d'hémorroïdes, mais il existe des moyens de réduire les risques.
- T'auto-checker régulièrement ! Si besoin, tu peux aller consulter :
- dans les centres de santé LGBT+. Au Checkpoint Paris ou au 190
- dans un centre de santé sexuelle, ou dans un CeGIDD à Paris ou en Seine-Saint-Denis
- chez un·e médecin généraliste qui pourra te rediriger au besoin sur un proctologue. Tu peux aussi prendre rdv directement chez le proctologue, mais la sécurité sociale te remboursera 30% de la consultation.
Il existe des vaccins qui protègent de certaines IST : HPV (aussi appelés papillomavirus), hépatites A et B, Mpox. Le préservatif n'est pas efficace contre ces IST.
Se faire vacciner, c'est simple, rapide et gratuit.
Ce qui mérite ton attention
Ces IST se transmettent par les rapports sexuels, mais pas seulement :
- les HPV se transmettent aussi par le contact de la peau et les simples caresses
- l'hépatite A peut se transmettre lors de l'anulingus
- l'hépatite B se transmet lors des rapports sexuels ou par contact avec du sang (matériel d'injection ou de sniff)
- le Mpox se transmet aussi par contact avec la peau, les lésions, les muqueuses et même des objets (linge, sextoys).
Ce que tu peux faire
- Tu peux faire le point et te faire vacciner :
- chez ton médecin traitant
- dans un CeGIDD
- dans un centre de santé sexuelle ou dans un centre de vaccination à Paris ou en Seine-Saint Denis
- dans un centre de santé LGBT+ (Checkpoint, Le 190...)
- Besoin de plus d'infos ? RDV sur Question Sexualité
Ces vaccins sont particulièrement conseillés. Ils sont compatibles avec ton traitement. D'autres vaccins sont aussi importants pour toi, notamment ceux contre la grippe, le zona et le covid. Tu peux consulter le site d'Actions Traitements qui donne des infos claires sur la vaccination pour les personnes vivant avec le VIH.
Le savais-tu ? Une personne séropositive sous traitement a une charge virale tellement faible (indétectable) qu'elle ne peut pas transmettre le VIH à ses partenaires.
Ce que tu peux faire
- Fais passer le message ! Les personnes qui vivent avec le VIH souffrent encore trop souvent de discriminations et de préjugés alors qu'elles ne peuvent pas transmettre le VIH grâce à leur traitement.
- Si tu vis avec le VIH, tu peux t'informer et trouver du soutien dans des lieux adaptés :
- Les centres de santé LGBT+ comme le 190.
- Les associations de personnes vivant avec le VIH : Aides Paris, Le Comité des Familles, Les Petits Bonheurs, Actions Traitements, Act Up-Paris, Uraca-Basiliade (pour les personnes originaires d'Afrique), Acceptess-T (pour les personnes trans et/ou travailleur·euses du sexe), PASTT (pour les personnes trans et travailleur·euses du sexe).
Si tu vis avec le VIH, pense à faire régulièrement le point sur tes vaccins. Certains sont très importants pour toi.
Sous produits, le désir peut être plus fort et les limites plus floues. Il peut devenir difficile de dire non clairement ou de percevoir le refus d'une autre personne.
Même sous produits, chacun garde le droit de choisir et de changer d'avis.
Ce qui mérite ton attention
- Les produits peuvent provoquer de la confusion, une perte de repères, des trous de mémoire et te désinhiber.
- Quand une personne dort, somnole, est absente ou confuse, elle ne peut pas être consentante. Il est important d'exclure tout rapport sexuel avec cette personne.
- Participer à une partouze ne veut pas dire accepter tout avec tout le monde. Tu peux changer d'avis à tout moment, les autres aussi.
Ce que tu peux faire
- Demander clairement : "tu es d'accord ?"
- Être attentif·ve aux signes d'hésitation ou de malaise
- Faire une pause si quelque chose te met mal à l'aise
- Parler de tes limites et de tes envies avant ou pendant le plan
- Dire que tu ne te sens pas bien, c'est une raison suffisante pour arrêter
- Si tu assistes à une agression, porte secours à la victime et offre lui ton soutien en l'encourageant à se faire aider.
- Si une personne perd connaissance sous G : met la en PLS et appelle le 15 immédiatement.
- Si tu veux plus d'informations, RDV ICI
Sous produits, il est parfois difficile de dire non ou d'être entendu·e.
En cas d'agression ou de violence, tu n'es jamais responsable. Tu n'as pas à gérer ça seul·e. Il existe des lieux et des personnes pour t'aider et t'accompagner.
Ce que tu peux faire
- Prendre soin de ta santé :
- Si tu penses que tu as été exposé·e au VIH et que tu ne prends pas la PrEP, il est essentiel de prendre le TPE, le plus tôt possible dans un délai de 48h. Ce traitement te protège du VIH s'il est pris rapidement. Tu peux l'obtenir aux urgences, en CeGIDD ou dans un centre de santé LGBTQ+ (Checkpoint, Le 190...)
- Il est possible que tu ne te souviennes pas très bien de ce qui s'est passé. Dans ce cas, il est important de faire un dépistage des IST, dans les semaines suivant les faits.
- Si tu souhaites porter plainte :
- Tu peux porter plainte, même si les faits se sont passés sous produits. Pour cela, Tu peux te rendre dans un commissariat ou envoyer un courrier au procureur de la République.
- Tu peux aussi demander conseil avant de décider : l'Officier de liaison LGBT de la Préfecture de police de Paris peut t'accompagner dans tes démarches, même si tu n'as pas de titre de séjour. Tu peux le contacter par mail : dépap-lgbt@interieur.gouv.fr. Il te proposera un rendez-vous pour t'écouter et t'orienter dans tes démarches avec la police et la justice.
- Si tu peux, ne te lave pas et conserve les vêtements que tu portais pendant les faits (sans les laver). Cela permettra de récupérer d'éventuelles preuves.
- Si tu ressens le besoin d'en parler :
- Des professionnel·les de santé peuvent t'accompagner.
- Tu peux aussi rejoindre un espace de discussion entre personnes pratiquant le chemsex.
- Tu peux te rendre aux permanences du Bureau d'aide aux victimes assurés par l'association Paris Aide aux Victimes afin d'être écouté·e et accompagné·e dans tes démarches juridiques, psychologiques ou d'assistance sociale.
- Le Spot organise les “Soirées TSR” (traumas, sexualité, reconstruction). C'est un groupe de soutien pour les hommes et les personnes non-binaires qui ont vécu des violences sexuelles.